De nombreux rôles à concilier

Article paru le 18 avril 2019 dans Agri Hebdo. Textes et photo: Fabienne Morand. PDF

Mère, épouse, présidente, secrétaire, gestionnaire: la souriante saint-preyarde, Virginie Bugnon, porte de multiples casquettes. Quatre ans après avoir épousé Steve Bugnon, elle quitte son poste d’employée de commerce, un métier qu’elle a appris à l’institution l’Espérance, à Etoy (VD). «J’ai adoré, surtout le contact avec les résidents. A 15 ans, tu as des préjugés sur les personnes avec un handicap mental, puis tu t’y attaches et surtout, tu rigoles beaucoup avec eux.» Durant son apprentissage, Virginie découvre différents services: réception, comptabilité, secrétariat de direction, un poste qu’elle n’affectionne pas particulièrement. Puis, «je suis devenue secrétaire de direction de Steve Bugnon en 2002», lâche-t-elle en riant. En 2008, elle quitte son emploi pour se consacrer à ses jeunes enfants, Margaux
et Benjamin, mais aussi à la gestion administrative, des employés et de la vente du vin de l’entreprise agri-viticole de son mari.

Virginie Bugnon n’hésite pas non plus à retrousser ses manches pour promouvoir les produits et l’agriculture à travers divers événements organisés au domaine de Bon-Boccard: Brunch du 1er Août, portes ouvertes, style market, marché des saveurs, etc.

DATES CLES
1979 Naissance, le 8 novembre, de Virginie qui est la seconde d’une fratrie de quatre.
1999 Séjour d’un an dans la région de Munich (Allemagne) comme «au pair».
2004 Virginie épouse Steve Bugnon, agriculteur-viticulteur à Saint-Prex, qu’elle rencontre en 2001, sur les bancs du Conseil communal. Elle fêtera ses 40 ans et quinze ans de mariage en 2019 et rêve d’un lointain voyage. 2006 Naissance de Margaux, suivie en 2008 par Benjamin.
2013 Présidence des paysannes vaudoises de Saint-Prex et environs.

Et ce n’est pas fini. Elle est aussi gérante de la section vaudoise de l’Association suisse pour l’équipement technique de l’agriculture, depuis 2013. Son expérience d’employée de commerce est un réel plus pour l’organisation des cours, la comptabilité et le secrétariat. Deux activités qu’elle occupe aussi pour le groupe d’irrigation de Lussy-sur-Morges (VD). La femme calme qu’elle est préside également le groupe des paysannes vaudoises de Saint-Prex et environs, comme l’a fait sa maman Yvette Pantet.

Si elle trouve le temps pour lire – des romans, jamais de policiers – Virginie aime aussi marcher, la nature et voyager. Le séjour aux Seychelles, sur une île sans véhicules, pour les cinquante ans de son époux, lui a particulièrement plu. L’hiver, c’est le ski aux Diablerets (VD) et l’été, la famille reste à la maison, moissons et pommes de terre obligent. Cela n’a jamais été un problème pour celle qui, de 9 à 19 ans, a vécu au Moulin de la Vaux, à Aubonne (VD), géré par son père, où un certain Steve Bugnon livre ses récoltes. «Nous n’avons aucun souvenir de nous être croisés là», précise-t-elle. Et d’ajouter: «Je n’ai aucun souvenir négatif, que des positifs, d’avoir grandi dans ce contexte. Nous étions forains et, avec mon frère et mes soeurs, nous jouions souvent au tennis par-dessus la route. On construisait des cabanes dans la forêt voisine et des barrages dans la rivière. Nous nous sommes beaucoup amusés. Puis, à 14 ans, j’ai eu le permis de boguet et c’était l’indépendance.»